Antigone
Lançamento do livro "Psicologia : Campo de Atuação, Teoria e Pràtica "  
Accueil >>  I - Présentation de l’association >>  Le billet de l’association



Avril-Mai 2008 : à propos de l’exposition Louise Bourgeois



Entre art et psychanalyse : La rétrospective Louise Bourgeois au centre Pompidou

Une vie d’enfant dont on rêve, voilà ce que révèle peu à peu cette galerie de photos exposée le long du mur à l’entrée de la rétrospective « Louise Bourgeois !

La petite Louise naît juste avant le premier conflit mondial dans une famille française aisée : La mère, réparatrice de tapisseries anciennes des Gobelins et le père, placeur des mêmes tapisseries auprès de riches familles américaines. Une enfance passée dans cet univers privilégié entre la maison familiale à Choisy le roi, avec nourrice de langue anglaise, et des vacances quatre mois durant au Cannet. Des études brillantes au lycée Fénelon dans les années 30, plus tard à la Sorbonne et après les beaux-arts, jeune femme, elle part aux USA comme épouse d’un marchand américain de tableau.

Et pourtant, l’œuvre artistique de Louise Bourgeois dérange : Une cellule en grillage avec au dessus une guillotine et à l’intérieur une maison de plâtre albâtre. Puis un sexe d’homme démesuré en bronze surnommé « fillette », ou des sculptures d’homme sans tête, des têtes d’humain en tissus et ces énormes araignées d’acier au dessus d’une maison.

Par exemple, ce tableau « femme-maison 1946-47 » : On peut le lire comme un psychanalyste lit ce qu’énonce son patient. Un corps de femme, nue avec le sexe exposé au regard de tous, mais sa tête est remplacée par une maison terne, grande, froide, dont le toit laisse échapper des volutes de bras. L’esprit de cette femme-fille occupe donc la maison familiale emmurée dans des conflits d’adultes, et ces bras partant vers le ciel pour un appel au secours, au dehors de la maison.

Ainsi la vidéo de l’exposition peu à peu éclaire sur cette jeunesse de Louise Bourgeois : « J’ai d’abord fait de l’art pour ne pas tomber, puis une fois appris cela, j’ai continué pour bien tomber, maintenant j’en fait pour durer ! ».

Louise Bourgeois continue son travail d’artiste, elle a 97 ans La rétrospective Louise Bourgeois est au Centre Pompidou du 5 mars au 2 juin 2008

.: femme-maison :.

Répondre à cet article

 

DANS LA MEME RUBRIQUE

 
 

jean-marc Bouville

 

Admin   Plan du site Liens Contact